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Les communes couvertes autour de Lyon

De la Presqu’île aux coteaux de l’ouest, de la plaine de l’est à Givors, la zone réunit 21 communes et 386 568 logements diagnostiqués depuis juillet 2021. Ces communes n’ont pas le même bâti, et c’est tout l’intérêt de les regarder par secteur : on ne rénove pas un immeuble d’avant 1948 des pentes de la Croix-Rousse comme un pavillon de Genas ou une barre de Rillieux-la-Pape. Voici ce que chaque secteur a de particulier, et ce que cela change pour votre projet.

21 communes · 386 568 diagnostics de performance énergétique agrégés depuis juillet 2021 · moyenne de l’agglomération : 25,8 % de bâti d’avant 1948, 6,3 % d’étiquettes F ou G.

Zone d'intervention : Lyon et 20 communes de l'agglomerationAlbigny-sur-SaôneBagnolsBelmont-d'AzerguesBrindasCailloux-sur-FontainesChampagne-au-Mont-d'OrChaponostCharbonnières-les-BainsCharlyCharnayChasselayChâtillonChazay-d'AzerguesLes ChèresCivrieux-d'AzerguesCollonges-au-Mont-d'OrCouzon-au-Mont-d'OrCraponneCuris-au-Mont-d'OrDardillyDommartinÉchalasFleurieu-sur-SaôneFontaines-Saint-MartinFontaines-sur-SaôneFrontenasGrézieu-la-VarenneGrigny-sur-RhôneLes HaiesIrignyLentillyLimonestLissieuLoire-sur-RhôneLongesLozanneLucenayMarcilly-d'AzerguesMarcyMarcy-l'ÉtoileMessimyMilleryMontagnyMorancéMornantLa MulatièreNeuville-sur-SaôneOrliénasPoleymieux-au-Mont-d'OrPollionnayQuincieuxRochetaillée-sur-SaôneSoucieu-en-JarrestBeauvallonSainte-ColombeSainte-ConsorceSaint-Cyr-au-Mont-d'OrSaint-Cyr-sur-le-RhôneSaint-Didier-au-Mont-d'OrSaint-Genis-les-OllièresSaint-Germain-au-Mont-d'OrSaint-Jean-des-VignesSaint-Laurent-d'AgnyChabanièreSaint-Pierre-la-PaludSaint-Romain-au-Mont-d'OrSaint-Romain-en-GalSaint-Romain-en-GierTaluyersThurinsLa Tour-de-SalvagnyTrèvesVaugnerayVernaisonVourlesChaponnayChassieuCommunayCorbasFeyzinGenayJonageJonsMarennesMontanayPusignanSaint-Bonnet-de-MureSaint-Laurent-de-MureSaint-Pierre-de-ChandieuSaint-Symphorien-d'OzonSathonay-CampSathonay-VillageSérézin-du-RhôneSimandresSolaizeTernayToussieuBrignaisBronCaluire-et-CuireÉcullyFranchevilleGivorsLyonOullins-Pierre-BéniteSaint-FonsSainte-Foy-lès-LyonSaint-Genis-LavalTassin-la-Demi-LuneVaulx-en-VelinVénissieuxVilleurbanneDécines-CharpieuGenasMeyzieuMionsRillieux-la-PapeSaint-PriestBrignaisBronBronCaluire-et-CuireCaluire-et-CuireÉcullyFranchevilleGivorsGivorsLyonLyonOullins-Pierre-BéniteOullins-Pierre-BéniteSaint-FonsSainte-Foy-lès-LyonSainte-Foy-lès-LyonSaint-Genis-LavalTassin-la-Demi-LuneTassin-la-Demi-LuneVaulx-en-VelinVaulx-en-VelinVénissieuxVénissieuxVilleurbanneVilleurbanneDécines-CharpieuDécines-CharpieuGenasMeyzieuMeyzieuMionsRillieux-la-PapeRillieux-la-PapeSaint-PriestSaint-Priest5 kmDonnées : Etalab / geo.api.gouv.fr (OpenStreetMap)

Lyon et Villeurbanne, le cœur dense

Ces deux communes concentrent 258 779 des 386 568 diagnostics de la zone, soit près de sept sur dix, avec 98,9 % d’appartements à Lyon et 97,7 % à Villeurbanne. Elles se ressemblent par la densité et se séparent par l’âge : Lyon affiche 36,3 % de logements d’avant 1948 quand Villeurbanne en compte 20,7 % et penche vers la période 1948-1974. Deux chantiers types en découlent, la réhabilitation d’immeuble ancien d’un côté, la reprise de copropriété d’après-guerre de l’autre.

Le nord : Caluire-et-Cuire et Rillieux-la-Pape

Deux communes voisines aux profils opposés. Caluire-et-Cuire garde 16,8 % de logements d’avant 1948 et présente le seul aléa de retrait-gonflement des argiles qualifié de fort de toute la zone, ce qui pèse sur les fondations d’extension et les reprises de fissures. Rillieux-la-Pape est à l’inverse le secteur le plus homogène du relevé, avec 75,5 % de logements construits entre 1948 et 1974 et la part de F ou G la plus basse des 21 communes, 2,4 %.

La plaine de l’est

Le parc y est le plus récent de la zone : 2,4 % de logements d’avant 1948 à Meyzieu, 5,0 % à Décines-Charpieu, 5,2 % à Saint-Priest. La part de maisons remonte fortement en s’éloignant de Lyon, jusqu’à près d’un logement diagnostiqué sur deux à Mions et à Genas, contre un sur cent à Lyon. Les chantiers y ressemblent moins à de la réhabilitation qu’à de la mise à niveau énergétique et à de l’agrandissement, et la moitié de ces communes est classée en zone de sismicité 3, dite modérée.

Le sud, le long du Rhône

C’est le secteur où l’écart interne est le plus large. Vénissieux tient sur une seule période, 63,6 % de son parc diagnostiqué construit entre 1948 et 1974, avec seulement 3,6 % de logements classés F ou G. Oullins-Pierre-Bénite, à quelques kilomètres, affiche 30,3 % de logements d’avant 1948 et 9,0 % de F ou G, la part la plus élevée des 21 communes. Saint-Fons et Givors se situent entre les deux, avec un faubourg ancien qui pèse encore respectivement 14,7 % et 17,3 % du parc diagnostiqué.

L’ouest et les coteaux

Le secteur qui concentre le plus de mauvaises étiquettes après Oullins : 8,3 % de F ou G à Sainte-Foy-lès-Lyon, 7,3 % à Tassin-la-Demi-Lune, 7,1 % à Écully, tous au-dessus des 6,3 % de moyenne des 21 communes. On y trouve à la fois du bâti ancien, entre 13 et 20 % d’avant 1948 selon la commune, et une proportion de maisons supérieure au reste de l’agglomération. Le potentiel radon y est qualifié de significatif à Écully, Francheville, Saint-Genis-Laval et Brignais, ce qui fait de la ventilation un poste à traiter et non une option de fin de chantier.

Pourquoi le secteur change le chantier

Un devis d’isolation ne ressemble pas au même devis selon l’immeuble. Dans un logement d’avant 1948, les murs sont épais et perspirants : les doubler par l’intérieur avec un matériau étanche déplace le point de condensation dans la paroi et fait apparaître de l’humidité là où il n’y en avait pas. Dans une copropriété construite entre 1948 et 1974, le sujet est autre : le pont thermique des balcons et des refends, les menuiseries d’origine, et une isolation par l’extérieur qui ne peut se décider qu’à l’échelle de l’immeuble.

C’est pour cela que le relevé par commune sert à quelque chose. Savoir que Rillieux-la-Pape est à 75,5 % sur la période 1948-1974 et que Lyon est à 36,3 % d’avant 1948 dit immédiatement où se posera la question de la copropriété, et où se posera celle du plomb et de l’amiante.

La part de maisons joue le même rôle. Dans la plaine de l’est, Mions et Genas comptent près d’un logement diagnostiqué sur deux en maison individuelle : l’isolation des combles et le remplacement du système de chauffage y sont des travaux de propriétaire unique, décidés en une signature. À Lyon, où 98,9 % des diagnostics portent sur des appartements, les mêmes travaux passent souvent par un vote.

Le sol et le sous-sol, ce qu’ils imposent

L’aléa de retrait-gonflement des argiles est qualifié de moyen sur vingt des vingt et une communes, et de fort sur la seule Caluire-et-Cuire. Concrètement, cela concerne les fondations d’une extension, les reprises de fissures et le calage des menuiseries plutôt que la rénovation intérieure courante.

Le zonage sismique sépare la zone en deux. Dix communes sont classées en zone 3, dite modérée : Vénissieux, Saint-Priest, Bron, Oullins-Pierre-Bénite, Meyzieu, Décines-Charpieu, Givors, Saint-Fons, Mions et Genas. Les onze autres, dont Lyon et Villeurbanne, sont en zone 2, dite faible.

Le potentiel radon, enfin, est qualifié de significatif à Écully, Francheville, Saint-Genis-Laval, Brignais et Givors, et de moyen à Caluire-et-Cuire. Sur les quatorze autres communes relevées il est qualifié de faible. La donnée n’est pas rendue pour Lyon, que Géorisques interroge par arrondissement. C’est le seul de ces trois éléments qui touche directement un poste de rénovation courant : une ventilation efficace, en particulier quand on vient d’étanchéifier un logement en changeant ses menuiseries.

Ce qui ne change pas d’une commune à l’autre

Les dispositifs nationaux s’appliquent partout de la même façon. MaPrimeRénov demande un logement d’au moins 15 ans en résidence principale et un professionnel reconnu garant de l’environnement. L’éco-prêt à taux zéro demande plus de 2 ans d’ancienneté et une résidence principale, sans condition de revenus. La TVA réduite à 10 % ou 5,5 % demande un logement d’habitation achevé depuis plus de 2 ans, avec depuis le 1er mars 2025 une simple mention sur le devis ou la facture au lieu d’une attestation séparée.

Les garanties du bâtiment ne varient pas non plus : décennale pendant 10 ans à compter du lendemain de la réception, garantie de bon fonctionnement pendant 2 ans, parfait achèvement pendant 1 an. Et l’attestation d’assurance décennale doit vous être remise avant l’ouverture du chantier, quelle que soit la commune.

Ce qui varie d’une commune à l’autre relève de l’urbanisme local : le zonage du plan local d’urbanisme, qui décide si le seuil de déclaration préalable pour une extension est de 20 ou de 40 m², et la présence éventuelle d’un site patrimonial remarquable ou d’abords de monument historique, qui allonge les délais d’instruction et ajoute l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Ces deux points se vérifient en mairie, projet en main.

Questions fréquentes sur la zone couverte

Ma commune n’est pas dans la liste, êtes-vous quand même joignable ?

Les 21 communes listées sont celles pour lesquelles le relevé du parc bâti a été établi, donc celles sur lesquelles il est possible de dire quelque chose d’utile avant même la visite. Rien n’empêche de décrire un projet situé dans une commune voisine de l’agglomération : dites-le simplement dans le formulaire, avec le nom de la commune et le type de logement.

Les aides sont-elles les mêmes dans toute l’agglomération ?

Les dispositifs nationaux, MaPrimeRénov, éco-prêt à taux zéro et TVA réduite, s’appliquent de la même manière dans les 21 communes, avec chacun ses conditions propres. Ce qui peut différer relève des règles d’urbanisme communales, notamment le zonage du plan local d’urbanisme qui fait passer le seuil de déclaration préalable d’une extension de 20 à 40 m² en zone urbaine.

D’où viennent les chiffres de parc bâti cités par secteur ?

Ils proviennent de la base ouverte des diagnostics de performance énergétique et portent sur les logements ayant fait l’objet d’un diagnostic depuis juillet 2021, soit 386 568 logements sur les 21 communes. Ce n’est pas une photographie du parc total de l’agglomération : un logement qui n’a été ni vendu, ni loué, ni diagnostiqué depuis cette date n’y figure pas.

Faut-il choisir un professionnel installé dans ma commune ?

Ce qui compte n’est pas l’adresse de l’entreprise mais sa connaissance du type de bâti concerné, et sa capacité à revenir pendant l’année de parfait achèvement. Un professionnel habitué aux immeubles d’avant 1948 des pentes de la Croix-Rousse n’a pas les mêmes réflexes qu’un professionnel habitué au pavillonnaire de la plaine de l’est, et l’écart se voit sur le devis avant de se voir sur le chantier.

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