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Rénovation énergétique à Lyon : sortir un logement des étiquettes F et G

Un logement mal classé se remarque d’abord au confort : un mur froid sous la paume, une pièce qu’on chauffe sans jamais y être bien, une facture qui ne descend pas quel que soit le fournisseur. À Lyon, ce n’est pas une situation marginale, et les chiffres du parc diagnostiqué le montrent précisément. Si vous louez, un calendrier réglementaire s’applique déjà et il ne s’arrêtera pas à la classe G.

  • Visite avant devis

    Aucun chiffrage à distance sur du bâti ancien

  • Devis découpé par lot

    Privatif et parties communes séparés dès le départ

  • Un seul interlocuteur

    Du premier échange à la levée des réserves

  • 4,4 sur 5

    16 avis de clients de l’agglomération

L’état énergétique du parc lyonnais, chiffres à l’appui

La base ouverte des diagnostics de performance énergétique recense 208 689 logements lyonnais diagnostiqués depuis juillet 2021. Sur cet ensemble, 45,1 % se situent dans les classes A à C, et l’étiquette la plus fréquente est la lettre C. Les logements classés F ou G, eux, restent minoritaires : Lyon n’est pas une ville de passoires thermiques, elle abrite un noyau dur de logements très énergivores. Ce noyau se compte tout de même en milliers d’appartements, et si le vôtre en fait partie, la bonne santé moyenne de la ville ne vous servira à rien face au calendrier de location.

Deux caractéristiques du parc expliquent pourquoi ce noyau existe : l’ancienneté et la copropriété. La ville porte nettement plus de bâti d’avant-guerre que sa couronne, où la moyenne s’arrête à 25,8 % d’avant 1948 sur les 386 568 diagnostics agrégés des vingt et une communes, pour 95,5 % d’appartements et 6,3 % de logements classés F ou G. Traduit en termes de chantier, cela donne deux contraintes qui reviennent sur presque tous les dossiers lyonnais. Les murs à traiter sont des maçonneries anciennes que personne n’a isolées à la construction. Et les gestes les plus rentables, façade et toiture, ne vous appartiennent qu’à moitié puisqu’ils se votent en assemblée générale.

Une précision de méthode s’impose, parce qu’elle change la lecture : ces pourcentages portent sur les logements ayant fait l’objet d’un diagnostic depuis juillet 2021, pas sur la totalité du parc lyonnais. Les logements diagnostiqués sont surtout ceux qui ont été vendus ou remis en location sur la période. C’est un échantillon large et récent, ce n’est pas un recensement.

  • 208 689 logements lyonnais diagnostiqués depuis juillet 2021
  • Davantage de logements classés F ou G que dans la couronne, où la moyenne s’arrête à 6,3 %
  • 45,1 % classés A, B ou C, avec la lettre C comme étiquette la plus fréquente
  • Un bâti dominé par l’avant-guerre, quand l’agglomération n’en compte que 25,8 %
  • Presque uniquement des appartements, donc une copropriété à convaincre, pour 95,5 % dans l’agglomération

Par où un appartement ancien perd sa chaleur

Les murs viennent en premier. Une maçonnerie ancienne pleine, en pierre ou en brique, a une bonne inertie mais une faible résistance thermique : elle stocke, elle ne freine pas. Non doublée, elle reste froide au toucher en hiver et crée cette sensation de paroi qui aspire la chaleur même quand le thermomètre affiche vingt degrés.

Viennent ensuite les menuiseries. Beaucoup d’appartements lyonnais anciens ont encore du simple vitrage, ou du double vitrage posé dans les années quatre-vingt-dix sur des dormants conservés. Les grandes ouvertures des ateliers de canut, faites pour éclairer un métier à tisser, sont magnifiques et représentent une surface vitrée considérable rapportée à la pièce.

Le reste dépend de la position dans l’immeuble. Un appartement au dernier étage subit la toiture. Un rez-de-chaussée ou un premier étage au-dessus d’une cave, d’un passage cocher ou d’un local commercial non chauffé perd par le plancher bas. Aux étages intermédiaires, ce sont les jonctions entre planchers et murs de façade, ainsi que les refends, qui forment des ponts thermiques.

Dernier poste, souvent sous-estimé : les défauts d’étanchéité à l’air. Passages de gaines, trappes, coffres de volets roulants, jonctions de menuiseries. Ils ne se voient pas et ils créent des courants d’air froid au ras du sol que l’isolation seule ne corrigera pas.

L’audit énergétique : à quoi il sert, quand il devient obligatoire

Le diagnostic de performance énergétique et l’audit énergétique ne répondent pas à la même question. Le premier photographie l’état du logement et lui attribue une lettre. Le second part de cet état pour construire des scénarios de travaux : quels gestes, dans quel ordre, pour quel gain de classe, avec quelles estimations. C’est un document de projet, pas une étiquette.

Pour MaPrimeRénov, deux parcours coexistent. Le parcours par geste finance des travaux individuels, comme une pompe à chaleur, un poste d’isolation ou une ventilation double flux. Le parcours dit de rénovation d’ampleur porte sur un ensemble de travaux choisis parmi l’isolation, le chauffage, la ventilation et l’eau chaude sanitaire, et il impose un audit énergétique avant et après travaux.

Cette distinction est la première chose à trancher, parce qu’elle change tout le reste du dossier. Un projet monté geste par geste et un projet monté en rénovation d’ampleur n’ont ni les mêmes pièces, ni le même calendrier, ni la même prise en charge. Sur un appartement ancien où plusieurs postes sont à reprendre, l’approche globale est souvent la plus cohérente techniquement, à condition d’en accepter la préparation plus longue.

Isoler en copropriété, puis ventiler

Dans un appartement, l’isolation par l’intérieur est la voie la plus directe : elle relève du privatif et ne demande pas de décision collective. Elle a deux coûts. Le premier est en surface, quelques centimètres perdus sur chaque mur de façade, ce qui n’est pas neutre dans un logement déjà petit. Le second est technique : les tableaux de fenêtre, les jonctions avec les refends et les planchers doivent être traités, faute de quoi les ponts thermiques subsistent et l’humidité vient se condenser exactement là.

Le choix des matériaux mérite d’être discuté sur du bâti ancien. Une maçonnerie qui a toujours géré l’humidité par évaporation supporte mal d’être enfermée derrière un complexe totalement étanche. Des isolants perspirants et un traitement soigné du pare-vapeur évitent de déplacer le problème dans l’épaisseur du mur.

L’isolation par l’extérieur traite les ponts thermiques bien plus efficacement et ne mange pas de surface habitable, mais elle touche la façade. Elle devient donc une décision de copropriété, votée en assemblée générale, et elle relève d’une démarche d’urbanisme puisqu’elle modifie l’aspect extérieur. Sur un immeuble situé aux abords d’un monument historique ou en secteur protégé, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France s’impose et le délai d’instruction d’une déclaration préalable passe à deux mois. Sur du bâti lyonnais ancien avec modénatures, encadrements et corniches, cette solution se heurte souvent à la conservation de la façade.

Une fois le logement isolé et les menuiseries reprises, il devient nettement plus étanche à l’air. Le renouvellement d’air qui se faisait tout seul par les défauts du bâti disparaît, et l’humidité produite par les occupants reste à l’intérieur. Sans ventilation maîtrisée, elle se condense sur les points froids restants et fait apparaître des moisissures dans les angles. La ventilation n’est donc pas un geste accessoire à ajouter si le budget le permet : c’est la conséquence obligatoire de l’isolation. Le passage des gaines dans un appartement ancien demande de l’anticipation, parce qu’il faut trouver des cheminements sans casser les volumes.

Les aides, une par une, avec sa condition propre

Rien ne se déclenche automatiquement parce qu’un chantier est énergétique. Chaque dispositif porte ses propres conditions, et elles ne se mélangent pas.

MaPrimeRénov s’adresse aux propriétaires, occupants comme bailleurs, d’un logement construit depuis au moins quinze ans et utilisé en résidence principale. La prise en charge, pour le parcours de rénovation d’ampleur, va de 10 à 80 % selon les revenus du foyer, dans la limite d’un plafond de dépenses de 30 000 € hors taxes, porté à 40 000 € selon les gains énergétiques obtenus. Les plafonds de revenus s’apprécient sur le revenu fiscal de référence de l’année précédente et selon la composition du foyer. Les travaux doivent être réalisés par un professionnel reconnu garant de l’environnement, sauf pour le raccordement à un réseau de chaleur.

L’éco-prêt à taux zéro obéit à d’autres règles : logement construit depuis plus de deux ans, utilisé en résidence principale. Il finance jusqu’à 30 000 € pour un bouquet d’au moins trois travaux, remboursables sur quinze ans au maximum, jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale sur vingt ans au maximum, et 10 000 € pour l’assainissement non collectif. Son cumul avec MaPrimeRénov est possible.

La TVA à taux réduit suit encore une autre logique. Le taux de 5,5 % vise les travaux de rénovation ou d’amélioration de la performance énergétique, quand les matériaux et équipements respectent des critères techniques minimaux, sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Les autres travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien restent à 10 %. Depuis le 1er mars 2025, la mention certifiant que les conditions du taux réduit sont remplies figure sur le devis ou la facture, sans attestation séparée.

Retenez la logique plutôt que les montants : un logement de douze ans n’ouvre pas droit à MaPrimeRénov même s’il est mal classé, et un logement de vingt ans loué en résidence secondaire ne remplit pas la condition de résidence principale. Ces conditions se vérifient avant de construire le plan de financement, jamais après la signature du devis.

  • MaPrimeRénov : logement d’au moins quinze ans, résidence principale, artisan reconnu garant de l’environnement
  • Éco-prêt à taux zéro : logement de plus de deux ans, résidence principale, cumulable avec MaPrimeRénov
  • TVA à 5,5 % : logement achevé depuis plus de deux ans et matériaux respectant des critères techniques minimaux
  • Rénovation d’ampleur MaPrimeRénov : audit énergétique obligatoire avant et après travaux

Le guichet public de la Métropole, et ce qu’il change

Avant de solliciter la moindre entreprise, il existe à Lyon une porte d’entrée gratuite et indépendante que beaucoup de propriétaires ignorent : l’Espace Conseil France Rénov' de la Métropole, animé par l’ALEC Lyon, l’agence locale de l’énergie et du climat, au 12-14 avenue Antoine Dutrievoz à Villeurbanne. Le conseil y est gratuit, et c’est par ce rendez-vous que passe le premier pas d’un dossier d’aide métropolitaine.

Le dispositif s’appelle Écoréno’v. Il s’adresse aux copropriétés bâties avant 1990 et aux maisons individuelles dont le permis de construire est antérieur à 2000, que l’on soit occupant, bailleur ou représentant d’un conseil syndical, et sans condition de ressources dans le cas général. Il ne finance pas seulement les travaux : il subventionne aussi l’audit énergétique, la maîtrise d'œuvre, et l’assistance à maîtrise d’ouvrage, qui est d’ailleurs obligatoire sur une rénovation globale. Près de 39 000 logements en ont bénéficié.

Le niveau de performance visé est un équivalent, voire un dépassement, du BBC rénovation ; pour les ménages modestes et très modestes, le seuil descend à un gain minimal de 35 %. Des bonus s’ajoutent pour les matériaux biosourcés, la végétalisation, le confort d’été, le raccordement au chauffage urbain, les énergies renouvelables et la sortie du fioul. La Métropole ne publie pas de barème chiffré public : les montants se calculent au dossier, avec le conseiller, et personne ne devrait vous en annoncer un avant.

Pour une copropriété qui vise sa chaufferie plutôt que son enveloppe, un second dispositif existe, la Prime éco-chaleur : jusqu’à 70 % des études et jusqu’à 65 % de l’installation quand il s’agit de bois, de solaire thermique, de géothermie ou d’un raccordement au réseau de chaleur. Elle ne s’adresse jamais à un particulier en direct, toujours à la copropriété, à la collectivité ou au bailleur.

Enfin, la Ville de Lyon tient des permanences gratuites d’architecte du CAUE, sur rendez-vous auprès de son service Urbanisme appliqué. C’est le bon interlocuteur quand la question porte moins sur l’énergie que sur ce qui sera accepté en façade.

  • Espace Conseil France Rénov' de la Métropole, animé par l’ALEC Lyon : conseil gratuit, porte d’entrée du parcours
  • Écoréno’v : copropriétés d’avant 1990, maisons dont le permis est antérieur à 2000, sans condition de ressources
  • Audit, maîtrise d'œuvre et assistance à maîtrise d’ouvrage subventionnés, pas seulement les travaux
  • Prime éco-chaleur : réservée aux copropriétés et aux bailleurs, jamais au particulier en direct

Louer un logement mal classé : le calendrier a déjà commencé

La mise en location d’un logement classé G est fermée en France métropolitaine depuis le 1er janvier 2025, au vu de son diagnostic de performance énergétique. La classe F suivra en 2028, puis la classe E en 2034. Ce n’est pas une annonce lointaine : les échéances sont posées et chaque appartement lyonnais mal classé y passera. À l’échelle de la ville, cela représente plusieurs milliers de logements qui devront changer de lettre ou sortir du marché locatif.

Pour un bailleur, la question n’est donc plus de savoir s’il faut faire des travaux, mais quand et dans quel ordre. Un logement en F a moins de deux ans devant lui avant l’échéance de 2028, et une rénovation d’ampleur en copropriété se compte en mois de préparation avant même le premier jour de chantier, surtout si la façade ou la toiture entrent dans le projet.

Un détail administratif compte ici : MaPrimeRénov est ouvert aux propriétaires bailleurs comme aux occupants, mais la condition de résidence principale porte sur l’usage du logement. Un bien loué en résidence principale à son locataire remplit cette condition. Ce point se vérifie au montage du dossier, parce qu’il conditionne tout le plan de financement.

Des exemples de projets

Des chantiers du même type que le vôtre, pour situer le travail attendu.

Doublage isolant en cours de pose, panneaux de laine de bois emboîtés entre les rails métalliques

Exemple de projetUn chantier de rénovation énergétique dans un immeuble lyonnais d’avant-guerre.

Façade d’immeuble lyonnais en cours de ravalement sous échafaudage, enduit refait sur la moitié gauche

Exemple de projetLe même type d’intervention, sur un logement de la reconstruction.

Gaine technique ouverte montrant côte à côte d’anciennes évacuations en fonte et les nouvelles colonnes PVC posées

Exemple de projetUne reprise conduite en site occupé, pièce par pièce.

De votre message à la réception

Pour rénovation énergétique, la visite décide de tout : c’est là qu’on voit ce que le logement accepte, et ce qu’il refuse.

  1. Vous décrivez le projet

    Quelques lignes suffisent : le logement, ce que vous voulez en faire, ce qui vous inquiète. On revient vers vous pour caler une visite.

  2. La visite sur place

    C’est là que le chantier se décide vraiment. État des planchers, tracé des réseaux, accès, contraintes de copropriété. Rien ne se chiffre sérieusement avant.

  3. Le devis, découpé par lot

    Chaque poste est séparé, et ce qui touche aux parties communes est isolé du reste. Vous voyez ce qui peut démarrer tout de suite et ce qui attend un vote.

  4. Le chantier, puis la réception

    Un seul interlocuteur du début à la fin. À la réception, on fait le tour ensemble et les réserves sont écrites, pas convenues à l’oral.

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L’interdiction de louer les logements classés G est effective depuis le 1er janvier 2025. Les F suivront en 2028, les E en 2034. Dans un parc lyonnais où 7,0 % des logements diagnostiqués depuis juillet 2021 portent une étiquette F ou G, l’échéance est déjà un sujet de calendrier.

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Qui fait le travail

Trois interlocuteurs, et vous savez lequel vous répond. Le chantier ne passe pas d’une main à l’autre entre le devis et la réception.

  • Karim, conducteur de travaux, sur un chantier de rénovation d’appartement ancien

    Karim

    Conducteur de travaux

    C’est lui qui vient à la première visite et qui reste votre interlocuteur jusqu’à la réception. Sur un appartement habité, il découpe le chantier pour qu’une pièce reste toujours utilisable.

  • Élodie, chargée d’études, devant un plan d’appartement annoté au crayon

    Élodie

    Chargée d’études et de chiffrage

    Elle sépare dans le devis ce qui relève de vos parties privatives et ce qui touche aux parties communes. C’est ce tri, fait au départ, qui évite qu’un chantier attende une assemblée générale.

  • Stéphane, référent second œuvre, près d’un plancher bois ancien partiellement déposé

    Stéphane

    Référent second œuvre

    Il monte voir avant de chiffrer. Dans un immeuble d’avant-guerre, l’état du plancher et le tracé des évacuations décident du chantier bien avant le choix des matériaux.

4,4 sur 5, 16 avis

★★★★☆

Refaire la salle de bains d’origine dans un immeuble des années soixante, avec la colonne commune juste derrière, ça ne laisse pas beaucoup de latitude. Le déplacement de la douche a été limité à ce que la pente autorisait, et on nous l’a expliqué avec un croquis plutôt qu’un refus sec. Quatre étoiles au lieu de cinq pour un démarrage décalé, rattrapé ensuite, mais annoncé un peu tard.

B. · Rillieux-la-Pape

★★★★★

Une douche de plain-pied à la place de la vieille baignoire, dans un immeuble des années cinquante. La question de la pente d’évacuation a été réglée au moment du relevé, pas improvisée sur place. Travail soigné.

A. · Caluire-et-Cuire

★★★★★

Depuis des années, le mur de la chambre restait froid avec des traces noires dans les angles. Plutôt que de doubler partout, on nous a montré où se trouvaient les ponts thermiques, jonctions de plancher comprises, et le traitement s’est concentré là. La ventilation a été revue en même temps, présentée d’emblée comme indissociable de l’isolation. L’hiver suivant a confirmé que c’était le bon raisonnement.

H. · Bron

Questions fréquentes

Mon appartement lyonnais est classé F : puis-je encore le louer ?

Oui pour l’instant. L’interdiction de mise en location frappe les logements classés G depuis le 1er janvier 2025 en France métropolitaine, et elle s’étendra à la classe F en 2028, puis à la classe E en 2034. Compte tenu des délais de décision en copropriété et de la durée d’un chantier de rénovation d’ampleur, un logement classé F se traite dès maintenant plutôt qu’à l’approche de l’échéance.

Un audit énergétique est-il obligatoire pour obtenir MaPrimeRénov ?

Cela dépend du parcours. Le parcours par geste finance des travaux individuels sans cette exigence. Le parcours de rénovation d’ampleur, qui porte sur un ensemble de travaux parmi l’isolation, le chauffage, la ventilation et l’eau chaude sanitaire, impose un audit énergétique avant et après travaux. Le choix du parcours se fait donc en tout début de projet.

Peut-on isoler par l’extérieur un immeuble ancien à Lyon ?

Techniquement oui, mais trois obstacles se cumulent. La façade est une partie commune, donc la décision revient à l’assemblée générale. Les travaux modifient l’aspect extérieur, donc une démarche d’urbanisme s’impose. Et sur un immeuble situé aux abords d’un monument historique ou en secteur protégé, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France s’ajoute, avec un délai d’instruction d’une déclaration préalable porté à deux mois. Sur les façades anciennes à modénatures, l’isolation par l’intérieur reste souvent la seule voie praticable.

Suis-je obligé de passer par une entreprise reconnue garante de l’environnement ?

Pour les travaux financés par MaPrimeRénov, oui : la qualification est exigée, sauf pour le raccordement à un réseau de chaleur. Sans aide publique, aucune obligation de ce type ne s’applique, mais la vérification reste utile parce qu’elle atteste d’un contrôle des compétences sur les gestes énergétiques. Cette condition se vérifie au moment du devis, pas au moment de la demande d’aide.

Existe-t-il une aide de la Métropole de Lyon en plus de MaPrimeRénov ?

Oui. La Métropole porte Écoréno’v, un dispositif de conseil et de subvention distinct des aides nationales. Il vise les copropriétés bâties avant 1990 et les maisons dont le permis de construire est antérieur à 2000, sans condition de ressources dans le cas général, et il finance aussi bien l’audit énergétique et la maîtrise d'œuvre que les travaux eux-mêmes. Le point d’entrée est l’Espace Conseil France Rénov' de la Métropole, animé par l’ALEC Lyon : le rendez-vous y est gratuit. Les montants ne sont pas publiés sous forme de barème, ils se calculent au dossier avec le conseiller.

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