Les huit repères qui suivent se rangent en trois familles, et elles ne répondent pas
à la même question. Les trois premiers portent sur l’énergie : ce que dit une
étiquette, ce qu’une aide finance vraiment, et dans quel ordre engager les postes
pour ne pas payer deux fois le même mur. C’est le terrain le plus mouvant, parce que
les règles de location des logements classés F et G changent d’année en année et que
le parc lyonnais y est exposé plus qu’ailleurs.
Les deux suivants sont des repères de financement et de bâti ancien : quelles aides
restent accessibles sans condition de revenus, et ce qu’un mur de pierre supporte ou
ne supporte pas. Les trois derniers relèvent de la conduite du projet : comment on
vérifie qu’une entreprise a les couvertures qu’elle annonce, ce qui fait réellement
varier le budget d’une pièce d’eau dans un immeuble ancien, et comment se lit un
devis découpé par lot. Aucun de ces textes ne donne de prix : une fourchette écrite
avant d’avoir vu le logement est une fourchette fausse.
Une remarque sur la manière de les lire. La rénovation se raconte souvent comme une
suite de choix esthétiques, alors qu’elle commence presque toujours par des
contraintes qu’on ne choisit pas : l’époque de construction de l’immeuble, ce que la
copropriété a voté ou refusé, l’état des colonnes, la présence éventuelle d’amiante
ou de plomb selon la date du permis. Ces contraintes ne se découvrent pas au milieu
du chantier sans coûter cher. Elles se vérifient avant, et c’est précisément ce que
ces pages cherchent à rendre vérifiable.
Le second réflexe utile est de distinguer ce qui relève de votre logement de ce qui
relève de l’immeuble entier. Une salle de bain, une cuisine, un doublage intérieur
restent chez vous. Une façade, une toiture, une colonne d’évacuation, une ventilation
collective appartiennent à la copropriété, passent par une assemblée générale et
suivent un calendrier qui n’est pas le vôtre. Beaucoup de projets se bloquent
simplement parce que cette frontière n’avait pas été posée au départ.